samedi 27 septembre 2014

Les Zoos vus autrement


Cela fait 10 ans que je visite les zoos en France et à l’étranger. La passion des zoos c’est surtout et avant tout la passion des animaux sauvages mais pas seulement. 
Je voulais être vétérinaire...ceci explique cela!

Transmettre cette passion des animaux est pour moi fondamentale la photo me le permet alors je n'hésite pas… Par ailleurs, je parraine différentes espèces depuis quelques années.

Cette envie de présenter un thème sur les zoos m’est venue suite à la préparation de mon travail photographique sur 3 espèces menacées : Pandas Géants, Koalas et Orangs Outangs pour les Rencontres de la Photo de Chabeuil dans la Drôme du 13 au 21 septembre 2014, mais aussi pour l'animation de la soirée animalière du 17 septembre.




photo prise par Françoise Charron

Merci à Christiane et Gérard pour ce superbe lieu d'exposition! 
et qui parrainent eux aussi un animal!

Je remercie chaleureusement tous les visiteurs qui m'ont rendu visite et je suis contente d'avoir réussi pour certains à leur avoir redonné l'envie d'aller au zoo et devenir eux aussi parrains. 

Je me suis servie de la possibilité d’exposer mes clichés pour tenter de sensibiliser le public sur les espèces mais aussi pour expliquer que les parcs animaliers font partie des acteurs qui agissent !

On a souvent en tête le zoo comme un lieu de divertissement mais ils ne se limitent plus à cela. Depuis quelques années leurs actions se sont élargies et c’est ce que je vais vous présenter.
Je tiens à préciser que je n’ai pas d’action dans aucun zoo, ce travail n’est pas une vérité en soi mais le fruit de recherches diverses, d’observation et de ma propre expérience.
Grâce à mes différentes visites de zooparcs cela m’a permis de comparer ce qui se fait en matière d’espace de vie pour les animaux et les espèces que l’on peut y trouver. Malheureusement, j’ai parfois vu des zoos et parcs où les animaux n’avaient pas d’espace pour bouger et cela aussi doit changer !



Ce que j'aime dans  la photo
C'est saisir un instant, un comportement ou une attitude d’un animal (le panda qui mange son bambou, le suricate qui fait le guet, les singes qui s’amusent …).



Photos prises à Beauval

Photographier c’est aussi transmettre un message, une émotion et la partager. Chaque personne a son propre regard. Si vous êtes plusieurs à faire une sortie au zoo vous verrez que vous ne photographierez ni les mêmes espèces (on a tous nos animaux fétiches) et n’aurez pas le même cadrage ; l’information véhiculée sera différente.

« Photographier c’est une attitude, une manière d’être , une façon de vivre »
Cartier- Bresson


Photographier au zoo ! Pas si facile

Un petit aparté pour les amateurs de photos en zoos. 

Prendre des photos dans des zoos, contrairement à ce que l’on peut imaginer, n’est pas si simple même s’il est bien plus facile de photographier l’espèce animale que l’on a choisie dans un espace restreint plutôt qu’à l’état sauvage. En effet, dans le zoo on est sûr de trouver l’espèce en question.
Photographier en parc animalier demande un minimum d’organisation et surtout du temps : choisir l’espèce, se renseigner sur l’heure des repas et les habitudes de l’animal, (les pandas par exemple ne supportent pas des températures de plus de 20°C, au-delà ils rentrent dans leur espace climatisé donc on ne fait plus les mêmes photos. Il faut s’adapter à l’animal et prendre tous ces éléments en considération avant de se lancer bille en tête.

Plusieurs visites sont parfois nécessaires car les animaux n’ont pas toujours la pause que l’on souhaite ou il n’y a pas la bonne lumière …Beaucoup de repérages sont essentiels. J’ai souvent visité un même  enclos 3 à 4 fois, à des périodes différentes jamais je n’ai eu les mêmes comportements animaliers.
Je passe parfois des journées entières dans le zoo et souvent je peux rester 3 heures devant les pandas ou orangs outangs pour obtenir la photo qui me convient. J’ai eu la chance, à l’arrivée des pandas géants que je parraine, d’avoir une visite guidée privée avec la responsable pédagogique. Elle m’a fait découvrir les différents animaux du parc avec les explications appropriées. Elle m’a donné plein « de tuyaux » pour photographier, en me précisant de ne pas hésiter à poser des questions aux soigneurs.
Il faut changer de points de vue, bouger, s’accroupir pour obtenir un l’angle différent et ainsi, le rendu final sera tout autre.  Il vaut mieux voir moins de choses mais prendre son temps.
Petits conseils :

Des évidences mais, pour la personne qui souhaite réaliser de jolies photos, un zoo se visite en général en semaine ou hors saison touristique. J’ai apprécié mes visites en hiver quand il n’y avait personne, car l’ennemi numéro 1 du photographe, ce sont les visiteurs…qui crient ou frappent contre les vitres pour attirer les animaux …

Les contraintes :

Photographier en parc animalier c’est aussi devoir faire face à des contraintes de taille : le grillage, les vitres et le décor « artificiel ». Pas facile à gérer tout cela ! Mais les questions à se poser sont : Que veut-on photographier ? Que veut-on montrer ? Quel est le but final ? Dois-je intégrer à ma photo des éléments qui montrent la captivité de l’animal ?


Tout cela est une question de choix et se réfléchit avant de photographier car c'est un lieu qui ne s'y prête pas forcément. 
Pour réduire au minimum la présence des grilles et barrières , utilisez un objectif avec une longue focale (100à 300mm), très près de la grille, voir collé à la grille, objectif ouvert au maximum pour réduire la profondeur de champ. 

Ci-dessous exemple , photos prises d'un toucan et d'un martin pêcheur géant, au parc des oiseaux dans l'Ain. 








Concernant les vitres, elles bouffent la résolution de la photo. Pas de flash bien sûr mais un filtre polarisant cela limitera l'effet des reflets. 
Collez l'objectif contre la vitre cela devrait limiter les reflets
Pour le décor artificiel à vous de voir si vous l'intégrez dans votre photo, si vous n'en voulez pas il faudra zoomer fortement. 

Pour mes photos j'utilise un 16/50 et 55/300mm, le but pour moi est de rendre les photos les plus naturelles possibles. 

 Christina, Orang Outan, Beauval, animal que je parraine
en dessous photo d'un bébé gorille prise à Beauval

Le rôle des parcs animaliers dans la sauvegarde des espèces menacées

On sait aujourd’hui que près de 800 espèces sont officiellement éteintes et que moins d’une centaine n’existent qu’en captivité, sur les 40 000 espèces du globe recensées et surveillées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).C’est d’ailleurs cette organisation (de premier ordre mondial dans la lutte pour la préservation de la biodiversité), réunissant plus de 800 ONG et plus de 10 000 experts et scientifiques issus de 180 pays, qui établit les critères pour déclarer une espèce en danger.

Dans la dernière édition de la Liste rouge mondiale (version 2014.1), sur les 73686 espèces étudiées, 22103 sont classées menacées.
Parmi ces espèces, 41% des amphibiens, 13% des oiseaux et 25% des mammifères sont menacés d’extinction au niveau mondial. C’est également le cas pour 31% des requins et raies, 33% des coraux constructeurs de récifs et 34% des conifères.

Dans cet état des lieux, la France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées : au total, 1046 espèces menacées au niveau mondial sont présentes sur son territoire, en métropole et en outre-mer.

Toutes les catégories d’animaux sont touchées : fauves, mammifères marins, insectes, oiseaux, reptiles, poissons et  rongeurs.

Le top 10 des animaux les plus menacés sont le tigre (3200 individus), l’ours polaire (25000), le morse du pacifique, le manchot de Magellan, la tortue luth (100000), le thon rouge, le gorille des montagnes , le rhinocéros  de Java et le panda géant.

Depuis une trentaine d’année les missions des zoos ont été profondément modifiées.
Au-delà de leur rôle de divertissement, ils ont aujourd’hui un rôle non seulement pédagogique dans le but de sensibiliser le public sur la préservation des animaux et de la nature, mais ils ont également un rôle de recherche et de conservation.
Depuis 2002, ils sont considérés comme partenaires dans la conservation de la nature.
En France on compte 250 zoos et parcs animaliers et une centaine d’Aquariums situés sur tout le territoire.

Le rôle pédagogique auprès du public

Les animaux présents dans les parcs zoologiques sont les ambassadeurs des espèces animales. Le rôle des zoos est de sensibiliser les visiteurs sur les espèces présentent dans le parc, leur mode de vie, de reproduction et leur lieu d’origine grâce à des panneaux pédagogiques disposés dans les parcs animaliers.  Mais aussi de dénoncer le commerce illégal des animaux, le braconnage et la déforestation : chaque année, 14 millions d'hectares de forêts disparaissent ! (soit environ trois fois la surface de la Suisse)




Photos prises au Parc des oiseaux des Dombes. 


De plus en plus de zoos participent aux campagnes de  l’EAZA (Association européenne des zoos et aquariums). Ces campagnes visent à mettre l’accent autour d’ateliers sur une ou plusieurs espèces menacées. Par exemple au Zoo de la Palmyre l’été 2014 s’est concentré sur la faune des pôles Nord et Sud menacée par la fonte des glaces.

Zoo de la Palmyre


Ces ateliers permettent de sensibiliser le public et de récolter aussi des dons afin de financer des projets de sauvegarde des espèces.
En 2011 les fonds de ces actions à l’échelle européenne ont permis  de financer la protection des Bonobos au Congo (association Awely) et des Orangs-outans en Malaisie (projet KOCP).

Une nouveauté : être soigneur d’un jour
Autre moyen de découvrir la faune sauvage : être soigneur d’un jour dans un parc. Quelques parcs ouvrent leurs portes à des enfants ou adultes par petits groupe. Comme celui de Saint Martin la Plaine dans la Loire, que j’ai pu tester et que j’ai adoré, merci à Guillaume qui a rendu cette découverte très riche en enseignements et émotions !


ST Martin la Plaine, on est vraiment au contact des animaux!





Le plus difficile pour un zoo est de transmettre l’information , sensibiliser le public sans devenir moralisateur. Il faut rester ludique pour toucher et être efficace surtout dans un contexte ou la vie est de plus en plus difficile pour nombre de concitoyens.

Le rôle de conservation et de reproduction.

Les animaux présents dans les zoos sont nés en captivité. En effet, les zoos ne sont plus censés prélever leurs résidents dans la nature depuis que la convention de Washington a régulé le commerce des espèces sauvages, en 1973.

Leur double rôle de conservation : ex situ et in situ.

Protection des espèces hors de leur milieu naturel (conservation ex situ)
Par la reproduction  des espèces rares ou en voie de disparition, les parcs zoologiques participent à la protection de la nature et à la conservation des espèces animales.

Quelques chiffres
Beauval : 450 naissances par an
La Palmyre : 250 à 300 naissances par an


 Orang Outan , Beauval
 Doué la Fontaine
 Beauval
 Beauval

Beauval
Pour aider à la reproduction, les parcs zoologiques sont réunis en associations nationales et internationales afin de gérer, ensemble, les populations animales maintenues en captivité, d’assurer leur reproduction efficacement en évitant notamment la consanguinité.
Au niveau français (l’Association Française des Parcs Zoologiques), au niveau européen grâce à l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums), et enfin à l’échelon mondial dans le cadre de la WAZA (Association Mondiale des Zoos et Aquariums).


- les EEP, Programmes Européens pour les espèces menacées :
Il s'agit d'un programme créé pour la sauvegarde d'une espèce animale. Le but étant de conseiller les parcs afin d’apporter les meilleurs soins aux animaux et décider des échanges d’animaux entre les institutions, afin d’éviter toute consanguinité.
Il y a en tout 172 espèces en EEP (2 invertébrés, 7 reptiles, 37 oiseaux, 126 mammifères).

 - les ESB, Studbook (livres d’élevage) Européens : ils concernent des espèces moins menacées. Le studbook est un registre qui rassemble toutes les informations concernant l'espèce dont il est chargé (naissances, morts, transferts, etc.). Chaque animal est recensé, qu’il soit vivant ou mort. Ces données permettent  d'effectuer des analyses de population. Grâce à ça le responsable du studbook se rend compte de la façon dont évolue la population de l'espèce en Europe et peut proposer de transformer le programme en EEP si le besoin s'en fait sentir.
Il y a en tout 165 espèces en ESB (1 invertébré, 2 poissons, 2 amphibiens, 16 reptiles, 65 oiseaux et 79 mammifères). Certaines de ces espèces peuvent passer en EEP.


Les zoos ont également un rôle scientifique en menant des études sur les espèces animales menacées (génétiques, comportementales et pathologiques). Réalisées en collaboration avec des universités ou des centres de recherches
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les informations sur la biologie en milieu sauvage de certaines espèces présentées sont rares quand elles ne sont pas inexistantes et c'est la possibilité de les observer en milieu contrôlé qui permet d'améliorer notre connaissance de ces espèces sauvages.

Les échanges d'animaux entre parcs animaliers sont gratuits, ils ne paient que le transport. Cela permet de ne pas donner une valeur marchande à des espèces menacées et encourager ainsi le trafic animal. 


Protection des espèces dans leur milieu naturel (conservation in situ)

La conservation in situ est le fait de préserver et de maintenir les espèces menacées dans leur milieu naturel.

Les parcs zoologiques et aquariums financent de nombreux programmes de conservation et de sauvegarde dans les pays d’origine des animaux : préservation, protection, dénombrement des spécimens restants d’une espèce, création de réserves, lutte contre le braconnage etc.
Ils apportent également des ressources financières, humaines et techniques à d'autres parcs pour financer leur propre programme de conservation ainsi que des ONG engagées dans la protection des espèces. 

Plus d’une cinquantaine d’espèces ont ainsi été réintroduites dans la nature dans les cinquante dernières années comme le cheval de Przejwalski. 

Ce qui est positif et encourageant.
Photo prise en Mongolie


Implication des zoos à l’étranger
Les parcs zoologiques par le biais de programmes de recherche et de sauvegarde et des fonds qu’ils recueillent (des entreprises ou particuliers) financent de nombreux programmes de conservation dans les pays d’origine des animaux: préservation, protection, dénombrement des spécimens restants d’une espèce, création de réserves, lutte contre le braconnage et les cultures sur brûlis qui détruisent irrémédiablement les forêts tropicales etc.

Exemples :

Zooparc de  Beauval :
Sierra Leone : sanctuaire des chimpanzés, capucins à poitrine jaune au Brésil, l’éléphant asiatique au Laos, orangs-outans en Malaisie, koalas en Australie

Zoo de Doué la fontaine
Programme de conservation des gazelles au Sénégal, des girafes au Niger

La Palmyre
Sierra Leone : sanctuaire des chimpanzés, les gorilles au Gabon, capucins à poitrine jaune au Brésil

Zoo d’Amnéville : il participe à 70 plans d’élevages européens: manchot de Humboldt, ara hyacinthe, lémur catta, saki à face blanche, mandrill, siamang, orang-outang, gorille, lycaon, guépard, léopard des neiges, panthère de Perse, tigre de Sumatra, tigre sibérien, petit panda, éléphant d’Afrique, girafe, chat des sables, tapir américain, loup à crinière, rhinocéros blanc, etc...


Evolution des zoos au fil du temps

Toutes ces études scientifiques et ces coopérations entre les zoos ont permis également d’améliorer les conditions de captivité des animaux présents dans les parcs zoologiques. La France avait d’ailleurs beaucoup de retard sur ses camarades européens comme l’Allemagne et la Grande Bretagne.
Depuis quelques années beaucoup de zoos français ont investi pour améliorer leur parc et créer des zones plus vastes où diverses espèces se côtoient.
Avec des espaces intérieurs et extérieurs plus vastes.
« Il faut éviter l’aspect carcéral, même si le principe est toujours le même : empêcher les animaux de partir. »
Vouloir recréer des espaces complètement naturels est une utopie, reconnaît Pierre Gay, directeur général du zoo de Doué-la-Fontaine, en Maine-et-Loire. Mais une utopie permet d’avancer, parce qu’on court derrière en permanence. »

Quelques exemples:
Beauval avec la plaine Afrique (zèbres, girafes, rhinocéros sont ensemble), l'espace de 5 hectares pour les éléphants :
Les îles aux singes qui leur permettent de bouger et de grimper aux arbres


Doué la fontaine avec ses volières et l'espace des girafes

Les Iles aux singes



 St Martin la Plaine avec son espace pour les gorilles, ses felins …




L'espace des Ocelots



Le parc des Oiseaux dans les Dombes avec ses volières




Le Zoo de Vincennes en est l’exemple le plus récent
Le parc zoologique de Paris a ré-ouvert ses portes cette année. Après vingt-sept mois de travaux, le site de 14 hectares a fait peau neuve. Les travaux ont coûté 167 millions d’euros.
La coordination de la reproduction se double d’un certain contrôle. Quand la direction du parc zoologique de Paris a souhaité accueillir un lamantin venu des Pays-Bas, elle a dû prouver qu’elle était bien en mesure d’héberger convenablement cette « vache des mers ».
Le parc zoologique de Paris a lui-même limité le nombre d’espèces présentées, plus d’éléphants ou d’ours.
Je n'ai malheureusement pas pu encore m'y rendre pour voir sur place les améliorations.





Le parrainage un geste pour la conservation des espèces !


Depuis quelques années j’ai parrainé plusieurs espèces comme le panda géant,  une femelle koala partie depuis pour Berlin, un orang outan et une loutre du Zooparc de Beauval.
Depuis cette année je parraine  Aramis un jaguar et Léna un Lynx présents au Zoo de Vincennes.


Donner de l'argent pour un programme à l'autre bout du monde en ayant un lien affectif avec un animal en France : c'est ça être parrain ! Grâce à cela, les zoos peuvent continuer à financer des programmes de sauvegarde des espèces en voie de disparition et leur habitat dans leur pays même.
De nombreux programmes à travers le monde existent à chacun de voir quel type de programme l’intéresse.

IL faut savoir que parrainer un animal dans un zoo permet d’avoir certains privilèges en fonction du montant du don (une ou plusieurs entrées gratuites…).

Les dons démarrent à partir de 15 euros environ mais avec la déduction fiscale de 66% (associations) cela ne revient qu’à 5 euros pour 15 euros. Une goutte d’eau dans l’océan mais ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves. 
Le parrainage est valable 1 an.



Beauval (dont je parraine depuis quelques années divers animaux)
L’argent est intégralement reversé à l'Association Beauval Nature (non attribué à un programme en particulier). 

Exemples : les pandas géants 
En Chine, la déforestation à cause de l'agriculture est un véritable fléau pour la survie de cette espèce. Elle provoque la disparition de son habitat et du bambou, sa principale ressource alimentaire. Associée au faible taux de natalité qui caractérise cette espèce, la disparition du bambou a précipité le déclin du panda géant. Il est aujourd'hui l'une des espèces de mammifères les plus menacées au monde.
En 2008, un tremblement de terre a détruit les installations de la base de reproduction des pandas géants de Wolong. Le ZooParc de Beauval a aidé à sa reconstruction avec une contribution de 10 000 €.

Des Pandas en France :et oui depuis 2012 il est possible d'en voir . Je parraine depuis son arrivée Huan Huan

Uniques représentants de leur espèce en France, deux pandas géants ont élu domicile au ZooParc de Beauval en 2012. Leur installation s'inscrit dans le cadre d'un ambitieux programme de reproduction, de recherche et de conservation supervisé par la base d'élevage de pandas de Chengdu, en Chine et dédié à cette espèce menacée dans la nature. Les pandas ont été accompagnés par leur soigneur Chinois !
Arrivés à l’âge de 3 ans Huan Huan et Yuan ZI ont d’abord été mis ensemble mais aujourd’hui ils sont dans 2 enclos identiques mais séparés car ils font partie de la famille des ours et sont donc solitaires. Ils ne seront mis ensemble que 2 à 3 jours par an pour la reproduction. Ils mangent presque exclusivement des pousses de bambou, jusqu'à 20 kg quotidiennement.


Photos prises à Beauval

Pour accueillir les 2 pandas il a fallu débourser 5 millions d’euros au parc pour créer leur espace de vie :  deux enclos extérieurs et 2 intérieurs climatisés car au-delà de 20°C le panda ne supporte plus les températures. Il faut dire que c’est un animal qui vit dans les montagnes du Sichuan à 1500/3000 m d’altitude…
A l’heure actuelle il reste 1600 individus à l'état sauvage et quelque 300 en parcs zoologiques.
Hors de Chine on dénombre : 47 pandas dans 14 pays et 19 zoos
En Europe on peut les voir : Madrid, Vienne, Edimbourg, Belgique et Berlin

Zoo de Vincennes (autre zoo que je parraine)
30 animaux sont à parrainer
L’argent recueilli servira à améliorer le bien-être des animaux visibles depuis avril, mais aussi à financer des programmes de conservation des espèces.
Le zoo de Vincennes participe notamment aux programmes :


-          Conservation des lémuriens de Madagascar
Grâce aux parrainages des lémuriens, les experts du Parc Zoologique de Paris développent davantage de programmes de protection de ces espèces, fournissent des soins vétérinaires aux animaux et mettent en place des actions de sensibilisation des populations locales.
-          
Grâce au parrainage de Tinus, le lamantin, les équipes du Parc Zoologique de Paris étudient les populations de lamantins dans leur milieu naturel, identifient et luttent contre les menaces qui pèsent sur elles et participent au retour de cette espèce emblématique dans les territoires d’outre-mer.


ZOO St Martin la plaine : une autre action à travers le parrainage



Photos prises à St Martin la Plaine


Leur association Tonga Terre d'Accueil a été créée pour aider les primates et les félins abandonnés, saisis par les autorités sur le territoire français.
La possession d'un animal sauvage étant interdite par la loi, les autorités se trouvent confrontées aux placements d'animaux sauvages détenus illégalement par des particuliers. En conséquence, ces dernières, n'ont d'autre solution que d'euthanasier les animaux trouvés ou saisis.
2007, l'hippopotame Tonga est saisi par les autorités. Appartenant à un cirque itinérant L'animal est mal soigné : une dent lui a percé la lèvre supérieure sans qu'il n'ait jamais bénéficié de soins adéquats. L'Espace Zoologique accepte alors de s'occuper temporairement de l'animal.
Trois mois plus tard, la Fondation Brigitte Bardot réunit les fonds nécessaires et accomplit les démarches administratives pour que Tonga soit envoyé à Sanwild, une réserve en Afrique du Sud. Il vit aujourd'hui en totale liberté.
Suite à cette aventure, l'Espace Zoologique a décidé de créer une association pour venir en aide aux animaux exotiques en détresse saisis sur le territoire français pour mauvais traitements, mauvaises conditions de détention. Ces animaux proviennent de particuliers, de cirques ou de laboratoires.
Le but est de les sociabiliser en leur offrant une famille ainsi que des conditions de vie décentes pour ensuite les placer dans les parcs zoologiques partenaires. Saint Martin est un Centre unique en France.



Le parrainage est une action concrète pour participer de manière indirecte à la conservation des espèces en danger.

 



ET pour finir...

Comme on l'a vu, les missions des zoos aujourd’hui ont dépassé largement le cadre récréatif et la simple exhibition d’animaux. Ces nouvelles missions les apparentent, dorénavant, davantage aux domaines scientifique et culturel. Ils répondent ainsi à une problématique beaucoup plus importante : la sauvegarde des espèces et la protection de la nature.

Beaucoup d’entre vous, se disent « C’est bien joli tout ça, mais aller au zoo coûte cher ».
Oui, cela a un coût !
Le problème c’est que les zoos ne reçoivent pas de subvention. Ce sont des entreprises privées (4 zoos en France sont publics comme Vincennes ou le parc de la Tête d’Or à Lyon). Ils ne fonctionnent que grâce aux entrées et produits dérivés, au mécénat et aux dons venant des particuliers ou des entreprises.
Mais nourrir tous ces animaux coûte très cher. Il faut aussi entretenir le parc, les installations, payer les employés, le vétérinaire, chauffer les enclos des animaux tropicaux….ce qui fait vite des budgets très conséquents. Parfois des travaux pour développer ou rénover un parc ont un coût exorbitant (exemple : les travaux au zoo de Vincennes ou l’accueil des pandas géants à Beauval !).

Quelques chiffres pour se rendre compte :

En France 3 zoos sont très importants en taille mais aussi en nombre de visiteurs et en nombre d’espèces, les coûts sont prohibitifs, le prix se répercute donc forcément sur le prix du billet d’entrée, d’autant que beaucoup de zoos réservent une partie du billet à leur programme de recherche ou de conservation des espèces.
Beauval (près de Tours) 600 espèces, 4600 individus : avec 4 serres tropicales, une plaine à éléphants, 5ha de savane et des îles à singes.
30 hectares en tout et 900000 visiteurs par an
La Palmyre : (près de Royan en Charente maritime)
1600 individus, 115 espèces - 700 000 visiteurs 18hectares :
 Les animaux du zoo consomment chaque année :
250 t de fourrage (girafes, éléphants, zèbres, rhinocéros, hippopotames, antilopes...)
180 t de fruits et légumes frais (gorilles, orangs-outans, gibbons, ouistitis, lémuriens, kangourous, chauve-souris, tortues...)
50 t de viande (lions, panthères, jaguars, guépards, lynx, tigres...)
30 t d'aliments composés (flamants roses, primates, pandas roux...)
20 t de poisson (otaries, manchots du Cap, ours polaires, pélicans, loutres...)
10 t de graines et céréales diverses (perroquets, calaos, étourneaux de Bali...)
 Les employés :
55 employés à l'année, 110 : employés en saison, 40 soigneurs animaliers
Soit 15000 euros journaliers
Amneville : 2000 animaux, 360 espèces, 600 000 visiteurs  (dans le nord de la France Mozelle) sur 17 HA
35000 euros jour (il y a 100 employés permanents et 190 en pleine saison et 2 vétérinaires).

Tous ces chiffres pour vous dire que oui l’entrée est chère mais si l’on veut que les animaux ne soient pas uniquement visible dans les zoos à l’avenir, cela passe par des financements de programmes de conservation directement dans les pays. Eux même financés par les parcs animaliers du monde entier et les dons des particuliers et des entreprises !!
Bien sûr, certains zoos en France, ne jouent pas le jeu. Première critique envers les zoos français : le bien-être animal n'est pas suffisamment pris en compte, selon Born Free, une étude menée dans 21 pays européens et divers zoos européens. "L'environnement naturel des animaux sauvages est rarement reconstitué. Les enclos manquent de place, ne sont pas suffisamment complexes et souvent ne permettent pas aux bêtes de s'isoler et se cacher du public » mais tout cela demande du temps et de l’argent.

Il appartient donc à chacun de soutenir les zoos qui font réellement un effort pour le bien-être des animaux en captivité afin de rendre acceptable leur condition de vie , même si bien entendu , cela ne remplacera jamais un troupeau d’éléphant au pied du Kilimandjaro…..



J’espère à travers mes recherches , mon expérience photographique et ma curiosité vous avoir éclairé sur l’action des zoos. 
La survie de certaines espèces passe par les actions des parcs zoologiques.



Les zoos et parcs animaliers qui m'ont le plus plu de par le fait du bien-être des animaux pris en compte et de la diversité des espèces sont sans appel :
Beauval, Doué la fontaine, St Martin la plaine, le parc des oiseaux dans l'Ain, le zoo de Bristol en Angleterre et celui de Budapest en Hongrie.

Et un qu'il faut absolument que je fasse : celui d'Amneville! 


Emmanuelle


Sources: 
Site de Zoo de Beauval, St Martin la plaine, Amneville, Vincennes, La Palmyre
Afdpz.org : assos française des parcs zoologiques
Zoonaute.net (rôle des zoos)

Vous pouvez commander le livre que j'ai réalisé en cliquant sur le lien suivant





vendredi 8 août 2014

Giverny, à la rencontre de Claude Monet

Après la Normandie , je décide de finir mon périple dans le nord ouest de la France par Giverny.
Je n'ai malheureusement pas de chance car le soleil ne sera pas au rendez vous. Mais bon ce n'est pas grave. 
La maison où Claude Monet vécu 43 ans attire un nombre incalculable de touristes : asiatiques et anglais. 
L'auteur des Nymphéas a créé son jardin de fleurs et son jardin d'eau, sur ce terrain du Clos normand acquis en 1893. 

Le jardin d'eau qui a inspiré les nymphéas est articulé autour d'un étang. Il fera construire un pont japonais et le peint en vert pour se démarquer du rouge utilisé au Japon. Bambous, ginkgos, saules pleureurs entourent l'étang.









Le jardin de fleurs est centralisé par une allée bordée d'arceaux métalliques. Capucines, roses, pivoines, lys, pavots sont plantés devant sa maison aux volets verts. 












La maison de Monet abrite toute une collection d'estampes japonaises : 211! C'est le clou de la visite, toutes plus belles les unes que les autres.







Vue sur le jardin depuis le 1er étage

Personnellement j'ai été un peu déçue par cette visite. Je m'attendais à mieux 2 heures auront suffit pour visiter l'ensemble. Par contre les estampes sont vraiment magnifiques pour ceux qui aiment l'art japonais!

Le billet d'entrée au jardin et à la maison coûte 9.5 euros : ci dessous le billet avec l'adresse